Mademoiselle Else, Arthur Schnitzler

Publié le par Baubles

    Un exemple foudroyant de monologue intérieur, pour moi le meilleur que j’ai lu.

C’était génial !

    On est plongé dans les pensées de Else pendant la totalité de la nouvelle est j’ai trouvée l’écriture d’une force incroyable.

    L’intrigue m’a bien accrochée : une jeune fille de la bourgeoisie autrichienne reçoit une lettre de sa mère, son père est ruiné, pour sauver sa famille elle doit demander de l’argent à Dursday, un vieil « ami » du père, qui séjourne dans le même hôtel qu’elle. Sous des mots cachés, sa famille lui demande de se vendre …

    Ca se lit d’une traite, une fois que je suis entrée dans les pensées de Else je les ai suivi sans interruption. Je me suis passionnée pour le combat intérieur qui la déchire, même si son esprit déraille parfois, j’ai eu l’impression de toujours la comprendre. Son angoisse, son désespoir, sa colère et son amour … ses sentiments sont exacerbés, d’une intensité vraiment poignante. Elle frôle la folie (pour certains elle devient folle, mais personnellement je ne trouve pas, je retrouve le fonctionnement de mon esprit dans le sien, je suis peut-être un peu folle aussi :-) ) et cherche désespérément comment sans sortir. Elle est jeune, belle, elle veut vivre ! Mais comment choisir entre se vendre, ou abandonner sa famille …


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Publié dans Mes Coups de Coeur

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L
<br /> <br /> Ca a  été une lecture coup de poing pour moi aussi, ce texte a une force incroyable comme tu le dis !<br /> <br /> <br /> <br />
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N
Cela fait plaisir de lire un article sur un ouvrage d'Arthur Schnitzler. C'est si rare sur les blogs, alors que c'est un auteur magnifique, qui écrit très bien ... J'ai lu, il y a très longtemps, "Mademoiselle Else" que j'avais trouvé très fort, très émouvant et parfois cruel, à l'image de cette société viennoise. Je pense que "Vienne au crépuscule" te plairait, qui est un peu dans le même ton que ce livre. De même que "Le joueur de cartes", toujours de Schnitzler.
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