Le lys dans la vallée, Balzac
Même si je suis en lettres modernes depuis deux ans, je n’avais jamais lu de Balzac depuis la 2nde, où j’avais été totalement dégoûtée de cet auteur par La peau de chagrin, qu’un prof nous avait conseillé mais sans nous faire l’étudier. J’avais trouvé ce roman horrible, long, incompréhensible … je m’étais vraiment forcée pour le finir !
Avec du recul, je pense que j’étais tout simplement trop jeune, je lisais déjà des classiques, mais moins complexes (je ne jurais que par Zola). L’année dernière plusieurs profs ont fait quelques allusions au Lys dans la vallée, et il m’a tenté.
Juste avant la rentrée je l’ai lu, pour me remettre un peu aux classiques après quatre mois de lectures purement divertissantes, et quelle révélation !
Balzac est passé pour moi d’un auteur aux romans sombres, complexes, sans intérêt car étouffés par des descriptions interminables et inutiles à un des plus grands auteurs de la littérature française que je connaisse (je rejoins donc l’avis général, et retire toutes les critiques ridicules que j’ai pu faire depuis quatre ans).
Ce roman m’a donc transporté, je me suis passionnée pour l’amour platonique magnifique qui lie Félix de Vandenesse à Mme de Mortsauf. J’ai quand même trouvé la lecture un peu longue par moments, le roman étant une immense lettre, ce qui donne une narration particulière, mais au final, quel plaisir !

Résumé complet :
Félix de Vandenesse accepte de raconter sa vie à la femme qu’il aime, Natalie de Manerville : le roman est sa lettre.
Félix, mal-aimé de ses parents, et particulièrement se sa mère, a une enfance malheureuse. Lors de son premier bal, il est subjugué par une femme inconnue et la couvre de baisers, elle le repousse.
Il va vivre quelques temps chez un ami de ses parents, et retrouve là-bas cette femme, Blanche de Mortsauf. Elle est marié un homme très difficile à vivre et a deux enfants, Jacques et Madeleine, qui sont tous deux de nature très faible.
Félix se lie fortement à cette famille pour passer du temps avec Blanche (qu’il appelle Henriette, comme l’appelait sa tante bien-aimée), il est très proche des enfants et entretient une bonne relation avec M de Morsauf.
Blanche gère avec intelligence son domaine de Clochegourde et soigne ses enfants avec amour malgré son époux insupportable. La pure amitié qui la lie à Félix l’aide à tenir. Celui-ci lui exprime son amour à travers des bouquets de fleurs.
Félix part à Paris, et grâces aux conseils d’Henriette il se fait apprécier du roi et obtient une excellente place.
Il retourne en Touraine, où son amour pour Henriette se fortifie, puis repart à Paris. Il y succombe à une belle et riche anglaise, Lady Arabelle Dudley.
Henriette tombe malade en apprenant cette liaison. Elle repousse Félix, puis lui avoue son amour.
Après de grands combats intérieurs elle meurt, vertueuse.
Henriette aurait voulu que Félix épouse Madeleine, mais la jeune fille le hait car elle lui reproche la mort de sa mère.
Réponse de Natalie : elle est incapable de rivaliser avec deux femmes aussi exceptionnelles que Mme de Mortsauf et Lady Dudley, elle le quitte.